Analyse technique : privilégier la durée d’un mouvement et non son amplitude.

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Un objectif en amplitude est un sous-ensemble d’un objectif en durée. Pourquoi sortir d’une position sur un certain niveau de cours si des indicateurs permettent d’anticiper qu’un retournement ou une correction ne se produira pas avant un certain temps. Cette question se justifie d’autant plus que la fiabilité des prévisions en durée est largement plus importante que celles en niveaux.

L’importance prise par la volatilité, directement liée à la durée, rend obsolète les recherches de niveaux de cours de retournement.

Dans la majorité des définitions proposées, l’objet de l’analyse technique est de déterminer un / des objectifs en amplitude. Ceci se comprend dans le sens : le mouvement attendu est-il suffisamment puissant pour réaliser une plus-value. En partant sur cette base, il est impossible de pousser le raisonnement afin de « continuer l’histoire ». Continuer l’histoire, c’est en réalité le véritable but de l’analyste technique. Plus il sera possible de réaliser une prévision éloignée (par rapport à l’unité de temps sur laquelle vous travaillez) plus vous prendrez de sécurité. C’est la même démarche que celle utilisée par les joueurs d’échecs pour mesurer leur progression et leur niveau : un joueur qui se limite à pouvoir anticiper le prochain coup de son adversaire est un débutant, celui qui peut anticiper l’évolution du jeu dans les trois prochains coups est un joueur aguerri et les maîtres sont capables d’anticiper jusqu’aux sept prochains coups. En analyse technique, je considère que vous pouvez prendre position si l’évolution des indicateurs que vous utilisez est prévisible durant les trois prochaines périodes. Ceci signifie que : si l’anticipation se limite à deux périodes votre opération aura un résultat aléatoire, à trois périodes le gain sera acquis et  à quatre périodes les gains seront exceptionnels. Ce raisonnement est vrai sur une unité de temps donnée mais est également vrai dans l’espace : sur les unités de temps supérieures à celle sur laquelle vous opérez. Cette démarche permet d’utiliser l’AT pour prendre des positions et pour comparer les potentiels de différents marchés.

Les indicateurs classiques de l’analyse technique tel que les moyennes mobiles, le stochastique (et autres) peuvent indiquer une durée de mouvement s’ils sont utilisés en tant qu’outils d’anticipation et non pas en tant qu’outils de constatation. La quasi totalité des informateurs (livres , formateurs, pseudo-analystes) ne délivrent pas les informations qu’ils sont sensés donner : quelle va être la durée du mouvement mais, éventuellement, quel objectif est-il envisageable d’atteindre. Car l’AT classique est basée sur l’analyse du passé alors que son objet est d’être tourné vers l’avenir (anticipation). L’AT classique cherche à reproduire par d’autres moyens ce que font les économistes : reproduire le passé et éliminer systématiquement les mouvements aberrants (ceux pour lesquels les économistes seraient utiles et pour lesquels les analyses techniques permettraient aux opérateurs de réaliser des plus-values exceptionnelles (par exemple, la situation sur l ‘évolution des cours du pétrole début décembre dernier)

 

 

Depuis une dizaine d’années, un nouveau paramètre en relation avec l’anticipation de l’évolution des actifs financiers s’est invité et prend une part de plus en plus significative dans le poids des différents facteurs susceptibles de provoquer des variations des cours : l’augmentation de la vitesse de transmission de l’information (en relation directe avec le temps / durée d’un mouvement). C’est la conséquence des progrès de l’informatique. Comme la révolution informatique est en plein essor et va se poursuivre dans la / les prochaines décennies, la hausse de la volatilité des actifs financiers deviendra le principal facteur de fluctuation des cours. Comme nous l’indiquons depuis plusieurs années, les conséquences au niveau de l’AT sont de différents ordres :

          – Absurdité de se référer à la démarche scientifique classique

          – Privilégier l’analyse de la volatilité

          – Avec une démarche discrétionnaire, limiter les prises de positions à des       mouvements d’une durée comprise entre quelques minutes à une   heure au maximum.

 

Absurdité de se référer à la démarche scientifique classique:

l’AT se défini comme la recherche d’une situation comparable dans le passé pour anticiper une fluctuation dans l’avenir. Ceci implique que les paramètres pris en compte au départ de l’observation soient identiques au système référent. A partir du moment ou un nouveau paramètre est introduit et prend un poids de plus en plus important, la comparaison devient obsolète : il ne peut plus servir pour réaliser des prévisions. Ayant détecté cette situation vers 1994, l’ATDMF propose une solution avec la notion d’IEP / IEN pour ne pas tomber dans ce piège.

 

Privilégier l’analyse de la volatilité :

Statistiquement, dans 80 % des cas, les cinq dernières minutes qui précèdent la fin d’une heure sont propices à une sortie de position gagnante et majoritairement perdante pour une prise de position. Lorsque cette fin d’une heure coïncide avec la fin d’une durée de quatre heures, les pourcentages sont encore augmentés (grande méfiance vis à vis de vos instructeurs s’ils ont oublié « ce détail » durant votre précédente formation  de trading) L’augmentation du nombre de transactions liées à des ordres automatisés en est responsable. Puisque ces opérations profitables sont l’apanage de certains professionnels (établissements financiers), leur nombre va s’intensifier dans les prochaines années. Cela aura pour effet d’augmenter la volatilité sur les marchés (feed-back positif, cf les effets sur les cours du pétrole, manipulés par certains hedge-funds) et de raccourcir  » les cycles » des tendances. En quelques années, la notion de prévisions  long terme est passée de quelques années à quelques mois ou même quelques semaines. Prochainement, la notion de long terme se réduira à une séance.  Opérer en intraday deviendra rapidement une obligation pour tous opérateurs souhaitant réaliser des plus-values à l’aide d’une approche discrétionnaire telle que l’analyse technique. Contrairement à ce que certains commerciaux tentent de vous faire croire : il n’existe pas une AT pour les débutants et une autre pour les professionnels mais tous les opérateurs sont plongés dans le même bain. Pour qu’un particulier puisse espérer réaliser des plus-values, il doit donc utiliser les mêmes outils que les professionnels.

 

Il faut faire preuve de réalisme et d’imagination en arrêtant de se limiter à l’utilisation de modèles conçus pour des marchés où la notion de volatilité n’était jamais mentionnée dans les critères d’entrée sur un marché. A partir du moment où la volatilité est devenue le principal facteur de variation des cours, réaliser des prévisions sans tenir compte de ce facteur relève, au minimum, d’un amateurisme affligeant.

 

Limiter les prises de positions à des mouvements inférieurs à une heure :

Depuis quelques années, la quasi totalité des transactions concernent des opérations intraday.  La hausse de la volatilité se traduit par des fluctuations de cours de forte amplitude au cours d’une session. Des outils tel que les CFD et contrats sur futures sont parfaitement adaptés pour opérer. Ces outils utilisables à la hausse comme à la baisse, permettent de réaliser en moins d’une heure des plus-values supérieures à celles obtenues en une année en se portant acheteur sur un marché au comptant. Des techniques spécifiques de money-management permettent de limiter les pertes, dans la majorité des cas au spread bid / ask, car les opérations doivent être débouclées si le prix d’entrée dans la position est à nouveau touché. Ces opérations demandent une disponibilité réelle de la part de l’opérateur ainsi qu’une formation préalable. Avec l’ATDMF, les opérations perdantes ne sont jamais observées durant les trois premières périodes qui suivent la prise de position. Ceci s’explique par le niveau élevé de sécurité qui autorise une entrée sur un marché.

 Dans une présentation de l’analyse technique, la notion de sécurité n’est jamais évoquée. En raisonnant sur des objectifs de durées dans vos prévisions, vous introduisez cette notion de sécurité.

 Accepteriez-vous de consommer une charcuterie dont la date de péremption est dépassée, une viande sans traçabilité ou un produit surgelé dont la chaine du froid a été cassée? alors pourquoi utiliser  l’analyse technique sans vous préoccuper de la sécurité?

 

ATDMF, renseignements sur les formations : atdmfcahen@yahoo.fr